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L'histoire du Château de Servanes à Mouriès

Servanes, du mot provençal Serba (Réservoir).
La construction du Château remonterait au milieu du XV siècles.

D’après plusieurs sources dont l’oeuvre de Jean Paul Clébert “Louise Colet ou la Muse”

De 1739 à nos jours…

Chronologie d'une Maison de Famille à Mouriès

1739

Jean Baptiste Benoit Le Blanc De Servanes (1739 – 1822) est Chevalier Seigneur de Servanes.

Il aura 4 enfants dont Henriette née en 1770 qui épousera Antoine Fleuri Révoil (1770 – 1826) en 1794.

Le Château, négligé par Le Blanc pour sa passion révolutionnaire, tombe en ruine.

Outre les dégâts provoqués lors de son arrestation en sa demeure, la toiture a besoin d’être refaite, les bâtiments, granges, bergeries et le moulin à huile, sont dans un état de délabrement qui fait honte. Les vergers d’oliviers sont à l’abandon depuis le grand gel de 1789. Les créanciers, de plus en plus nombreux réclament d’être payés et menacent de faire vendre la propriété.

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1800

Antoine qui vient d’être nommé directeur des postes à Aix et jouit d’une belle situation que conforte la fortune personnelle des Révoil, s’engage à relever Servanes de sa ruine.

Il y mourra en 1808.

1810

Les Révoil, s’installent ensuite à Aix pour des besoins professionnels.

Ils auront 6 enfants dont Louise, la dernière, née en 1810, qui est aussi belle que sa mère mais qui a aussi un caractère très différent du reste de la famille (rebelle, secrète, rêveuse). Elle épousera en 1834, Hippolyte Raymond Colet.

Louise Colet deviendra une poétesse et femme de lettre Française. Elle sera aussi connue pour être la maîtresse de Gustave Flaubert et Alfred de Musset. (Elle mourra en 1876).

Antoine, Henriette et leurs enfants, quant à eux, retournent chaque été au Château. Toute une expédition. Enfin passé Mouriès, le convoi s’enfonce dans un vallon, de plus en plus vert, de plus en plus humide. On sent l’eau quelque part. Au pied de la montagne, une allée sous de grands ormes, à travers des buissons de romarin et de ronces. Un gros pigeonnier, massif et rond comme une tour fortifiée, juste percé en haut d’un damier de trous carrés. Au-delà, le Château. Une très belle construction de style classique, tout en longueur, un de ces mas Arlésiens orientés vers le midi, mais un mas luxueux avec de nombreuses portes et fenêtres, et un étage habitable. Devant de grands bassins alimentés en eau courant. Autour, un grand parc avec des arbres plus hauts que la maison et des allées qui s’enfoncent dans un sous-bois plein de feuilles mortes

A l’ouest du Château, les bâtiments de la ferme, les logements des gens de Servanes, les écuries, les bergeries, les granges. Partout des poules, des canards, des paons qui font la roue et crient : Léon ! Et sur les toits, des colombes. Pour masquer un peu la fonction agricole du Domaine, on a planté quelques rosiers, taillé des buis, mis des nénuphars dans les bassins.

A l’intérieur, c’est le vide des grandes salles, la pénombre des pièces que l’on tient fermées, l’immensité fraiche des sols carrelés. Les enfants se perdent dans ce labyrinthe !

De l’autre côté du Château, la montagne tout de suite abrupte semble inaccessible. Au-dessus, les Caisses : ce sont des chaos rocheux de pierre blanche et nue, lavée par la pluie, rongée par le vent, ossifiée par le soleil. On y trouve encore des monnaies anciennes et des fragments de statues antiques, des morceaux de poterie rouge, vaisselle des premiers occupants dont on dit qu’ils étaient venus de Grèce pour établir ici un de leurs temples.

De ces vacances, ils ne rapportent que des sensations de chaleur, de campagne aride, de ciel blanc, de lumière jaune, de poussière sèche, d’après midi de silence et de sieste qui laisse la tête lourde et la peau moite.

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1830

A la mort d’Antoine, Sa fille ainée, Joséphine, mariée à Pierre Révoil, cousin d’Antoine et peintre d’histoire, s’installeront définitivement à Servanes. On y a apporté des meubles, rempli les armoires, orné les murs de tableaux.

Ils découvrent alors le château dans sa vie hivernale et passe leur temps dans la salle commune, éclairée par une grande cheminée de pierre où flambe un feu de souche entre la broche mécanique et le potager où chauffe la soupe, sous cette voûte à quatre arêtes.

Les Révoil sont désormais des gentilhommes fermiers (vendange, olivades, labours, moissons)

A Servanes viennent aussi des personnages importants, des seigneurs.

1860

Henri, le deuxième fils de Pierre et Joséphine, né en 1822, sera un architecte renommé. Il achèvera, entre autres, les travaux de la cathédrale de la major à Marseille ainsi que les décors de Notre Dame de la Garde. Il a restauré de nombreux édifices dans le midi méditerranéen comme l’église Saint Trophime d’Arles, et en partie, le Palais de Papes d’Avignon ou l’abbaye de Montmajour. (Certains de ses meubles et livres, trônent toujours dans le salon de l’hôtel).

Il est le père de cinq enfants dont Georges, explorateur, photographe et diplomate qui connut Arthur Rimbaud et Paul (1856 – 1914), diplomate (Suisse et Espagne) et gouverneur en Algérie où il jouera un grand rôle lors de la conférence d’Algésiras en 1906. Il fit don de l’eau de Servanes, à la commune de Mouriès. Celle-ci, pour remerciement, nommera la rue principale du village en son honneur.

Paul a épousé Charlotte, ils ont eu trois enfants :

Jacques marié à Simone Marie Doë de Mandreville, ils auront un fils, Jean.

Anaïs épouse de Henri Louis Etienne Winter, ils auront une fille Françoise

Pierre marié à Anne Marie Charlotte de Carméjane Pierredon, ils auront deux garçons, Paul et Frédéric.

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1914

Jacques et Pierre héritèrent du Domaine au décès de Paul en 1914.

Jacques racheta les parts de Pierre afin de devenir l’unique propriétaire.

1966

En 1966, Charlotte, femme de l’ambassadeur, meurt à l’âge de 99 ans. Son fils Jacques décèdera quelques mois plus tard.

L’héritier de celui-ci, Jean, ne souhaitant pas gérer le Domaine, demanda à son cousin Paul (filleul de Jacques) de reprendre l’exploitation de Servanes.

A partir de là, une nouvelle orientation est prise au château de Servanes. L’ainé de la famille de Paul, Jean François, prend la direction du Domaine et décide avec ses parents de créer un hôtel afin de permettre la conservation du Domaine.

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1986

En 1986, l’établissement ayant pris de l’ampleur, il est décidé de cesser l’activité fermière. Ne seront conservé que 40 hectares d’oliviers afin de poursuivre la production d’huile d’olive du Domaine. La partie ferme fut remplacée par la création d’un golf sur la propriété.

C’est donc grâce à tous nos ancêtres que nous avons la joie de pouvoir vous accueillir aujourd’hui et vous faire partager l’attachement que nous avons pour Servanes.

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